L’hypersensibilité décryptée par la neuropsychologie

Un cerveau au fonctionnement atypique

La littérature foisonne sur l’hypersensibilité. L’approche de Cathy ASSENHEIM, dans son livre « Mon cerveau est hyper » me semble particulièrement intéressante et se différencier de tout ce que j’ai pu lire sur le sujet jusqu’à présent. Laissez-moi vous expliquer pourquoi..

Sommaire :

Qui sont les « hypers » décrits par Cathy ASSENHEIM ?

Cathy ASSENHEIM, psychologue clinicienne avec une spécialisation en neuropsychologie, a consacré son ouvrage « Mon cerveau est hyper » au fonctionnement cérébral des « hypers ».

Par cette appellation, elle regroupe :

  • les hauts potentiels ,
  • les hypersensibles.

Qu’est ce qui rend l’approche de Cathy ASSENHEIM singulière?

Cathy ASSENHEIN apporte une vision physiologique de ce mode de fonctionnement cérébral… Elle ne se limite pas à décrire le rapport des « hypers » à la réalité et aux autres, elle décrit précisément le fonctionnement cérébral de ce profil de personnes et l’impact de ce fonctionnement sur le corps et sur l’esprit de ces derniers.

Décryptage…

Un cerveau « hyper » possède les mêmes circuits cérébraux que la plupart des gens mais ceux-ci fonctionnent différemment dans certaines régions du cerveau. L’intensité neuronale y est alors plus intense.

Les neurones sont en grand nombre et très connectés, ce qui permet une circulation plus rapide des influx nerveux. Le cerveau fonctionne donc plus et plus vite.

Dans le cas du cerveau d’un HPI (Haut Potentiel Intellectuel), ce sont les zones cognitives qui sont suractivées.

Dans le cas du cerveau d’un hypersensible, ce sont les régions responsables des émotions et des perceptions sensorielles.

Que vivent les « hypers » comme manifestations physiques?

Le cerveau étant particulièrement stimulable, il a structurellement plus de réactions au stress que la plupart des gens. Ce qui permet une grande réactivité cérébrale face à un danger.

Mais quand ce stress s’accumule et face à une sur-sollicitation, peut s’installer alors une anxiété et un risque de saturation cérébrale. D’ailleurs, en cas de stress trop fort, ce type de personnalités subit des déconnexions cérébrales de l’hémisphère gauche, ce qui créé des troubles de la mémoire ou de la concentration.

L’hémisphère du cerveau qui est sur-investi chez les « hypers » est le droit. Quand un hémisphère s’active, l’autre se met en veille. Ils ne peuvent pas être dans une activation intense simultanée.

60% de la population a une dominante gauche, dite typique car majoritaire. 

La dominance droite activée par les « hypers » est donc considérée comme atypique. Elle permet particulièrement de mobiliser l’intuition et la créativité.

Stimulation vreativite

Les impacts dans le quotidien des « hypers »

Ce cerveau « hyper » qui tourne plus et consomme plus d’énergie peut conduire à :

  • une fatigue « de fond », une fatigue nerveuse,
  • des déséquilibres énergétiques,
  • des anémies en fer caractérisées par des vertiges et de la fatigue ( le cerveau est très vascularisé et c’est le fer qui transporte l’oxygène au cerveau…),
  • de l‘hypoglycémie et des compulsions sucrées pour compenser (le cerveau est un grand consommateur de glucose).

Cette sur-activité cérébrale implique d’autres phénomènes physiologiques qui sont à prendre en considération pour adapter nos comportements et accompagner au mieux ce surplus d’énergie :

  • une intensification du système nerveux de l’action (système sympathique) pour faire face et s’adapter.
  • un endormissement parfois difficile,
  • une tendance à être toujours dans l’action, qu’elle soit physique ou mentale (ruminations notamment) avec les tensions associées (palpitations, céphalées, tensions cervicales et lombaires, ballonnements, crampes…),
  • surproduction de cortisol, « hormone du stress » et d’adrénaline « hormone des sensations fortes » pour répondre au stress et qui débouche sur des crises de panique. Une trop grande sécrétion de ces hormones installe un fond d‘anxiété.
  • déficience en sérotonine « hormone du calme et du bien-être » qui peut être génétique dans les familles hyper. Mais le taux de sérotonine peur aussi être affaibli par un stress chronique. Les nerfs sont alors à vifs… A noter que cette hormone agit aussi sur la régulation alimentaire. C’est elle qui donne la sensation de satiété, d’avoir mangé suffisamment. Un déficit en sérotonine peut aussi provoquer des compulsions sucrées et empêcher d’accéder à un sommeil récupérateur.

Comment la sophrologie peut être un soutien pour les « hypers »

Il importe alors pour ce type de personnalités de s’octroyer des moments de récupération et de trouver des outils pour ne pas subir et accroître le stress, l’anxiété et par là-même le risque d’alimenter cette « fatigue de fond », qui peut mener au burn-out.

La sophrologie peut alors être un soutien pour :

  • lutter contre la fatigue,
  • améliorer son sommeil,
  • sortir des ruminations et des somatisations,
  • faire baisser le stress,
  • lutter contre les compensations.

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Publié par souliscorinne

Sophrologie Hypnose

2 commentaires sur « L’hypersensibilité décryptée par la neuropsychologie »

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