Les rêves, des alliés pour chacun d’entre nous?  

Benjamin Putois, Docteur en sciences cognitives, psychologue clinicien et psychothérapeute, avance que contrairement aux théories psychanalytiques du début de siècle dernier, les rêves ont bien pour fonction de digérer nos émotions. 

En connaissant mieux le fonctionnement des rêves, est-il possible de mieux accompagner ce mouvement de la psyché?

Sommaire :

Tous nos rêves sont-ils bons à interpréter?

Le rêve un levier accessible à tous?

Comment se souvenir de ses rêves ?

Tous nos rêves sont-ils bons à interpréter?

C’est pendant la période de sommeil paradoxal (accompagnée de mouvements oculaires) qui se répète 4 à 6 fois par nuit, que les rêves sont particulièrement intenses, détaillés et propices à l’interprétation.

Cette phase dure en général 5 à 10 minutes au départ. Mais elle s’intensifie à mesure que la nuit passe et la dernière phase peut durer jusqu’à 40 minutes. En moyenne, un adulte bénéficie de 90 minutes par nuit de ces phases de sommeil propices aux rêves.

Les rêves se manifestent aussi dans les autres périodes de sommeil mais de façon plus vague et diffuse avec moins d’intensité émotionnelle. Il y a généralement peu d’intérêt à interpréter ces rêves là.

Plus la nuit avance et plus le sommeil est long, plus la probabilité de se rappeler un rêve en détail est importante

Alors avis aux amateurs de grasse matinée : la fin de votre période de sommeil peut être le réceptacle de rêves particulièrement éloquents.

Le rêve, un levier accessible à tous?

Beaucoup de personnes me disent qu’ils ne rêvent pas… On peut dire que la plupart du temps, c’est plutôt qu’ils ne se souviennent pas de leurs rêves

Selon Benjamin Putois, docteur en sciences cognitives, psychologue clinicien et psychothérapeute, il existe quelques cas isolés où le sommeil paradoxal et par là-même la production de rêves sont entravés notamment pour les personnes :

  • souffrant d’apnée du sommeil;
  • prenant  des antidépresseurs;
  • ayant pris de l’alcool ou du cannabis.

On peut donc dire, que sauf exception, nous rêvons tous même si nous ne nous rappelons pas de nos rêves. 

Par ailleurs, comme les rêves servent à digérer les émotions, une fois ce travail terminé, ils sont évanescents et nous échappent.  Il faut alors leur porter une attention particulière pour pouvoir s’en rappeler. On pourra alors accompagner et renforcer cette fonction de compensation pour permettre à la conscience de sortir du conflit qui a amené le rêve.

Comment se souvenir de ses rêves ?

Il n’est pas rare que les séances d’hypnose permettent à la personne accompagnée dans ce cadre de se reconnecter à ses rêves.

Dans un cadre plus large, il est particulièrement indiqué de se réveiller au bout de 6 heures pour récolter les rêves les plus élaborés. Il est important que ce réveil ne soit pas en musique ou avec une radio et de le faire avec une lumière tamisée pour ne pas sortir trop vite de l’ambiance onirique. Il convient de ne pas trop se mouvoir et de rester les yeux clos. Nous laissons alors le rêve se rejouer en soi : re-rêver le rêve comme l’exprime Henry Reed, “redream the dream”. On s’attache alors à mémoriser le rêve et à la consigner (voir l’article précédent « Une approche thérapeutique en appui sur vos rêves« ) pour pouvoir décrypter ses messages les plus profonds.

Publié par souliscorinne

Sophrologie Hypnose

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